LIBREVILLE, 17 juin (Infosplusgabon) - Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a présenté lundi à Libreville son Rapport sur la Situation des Enfants en Afrique, à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Enfant africain.
A ette occasion, le représentant sous régional de l’UNICEF pour le Gabon, la Guinée Equatoriale et Sao Tome & Principe, Youssouf Abdel-Jelil, a déclaré que « Si nous devons donner la parole aux enfants afin qu’ils expriment leur point de vue et participent aux décisions qui affectent leur vie, celle de leurs familles, de leurs communautés et de la société dans laquelle ils vivent, nous devons d’abord leur assurer les meilleures chances de survie, protection et développement ».
« Nous sommes interpellés par les conditions de survie des enfants en Afrique où le constat est accablant surtout pour la sous région d’Afrique centrale où l’on a assiste à une augmentation alarmante, avec un taux qui est passé de 187 pour mille naissances vivantes en 1986, à 193 pour mille en 2006. Dans le même temps, l’Afrique de l’Ouest a réussi dans un environnement des plus défavorables, à faire reculer son taux de mortalité des moins de 5 ans de 15%, et l’Afrique du Nord s’est largement démarqué en réduisant ses taux de mortalité des moins de 5 ans de 57 % depuis 1990 », a-t-il dit.
Selon le bureau de l’UNICEF à Libreville, « le Gabon fait partie des pays d’Afrique Centrale où les progrès sont les plus faibles. De 92 pour mille naissances vivantes en 1990, le taux de mortalité infanto juvénile est passé à 91,4 pour mille en 2006 ; le paludisme et autres maladies infectieuses, les diarrhées, les infections respiratoires aiguës et la malnutrition étant les principales causes de mortalité et de morbidité chez les enfants de moins de cinq ans ».
Rapporté à son profil de Pays à revenu intermédiaire (PRI), il y a contraste entre la richesse du pays et son standing sur l’échelle du développement humain.
L’UNICEF au Gabon affirme qu’il est très possible d’accélérer les progrès au cours des années à venir grâce, notamment, au renforcement des partenariats multiformes, et la mise au point des stratégies préconisées par l’OMS, la Banque Mondiale et l’UNICEF, qui peuvent contribuer à un investissement optimal au niveau de la santé maternelle et infantile dans le contexte du plan national de développement sanitaire, avec pour impact d’accélérer la réalisation des objectifs du Millénaire inhérents à la santé.
L’UNICEF a lancé un appel au gouvernement et ses partenaires au développement, pour un redoublement des efforts pour réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans au Gabon. Pour ce faire, le Représentant sous régional a cité 3 des 7 signes d’espoirs énoncés par la Directrice Générale de l’UNICEF.
•Premièrement, il existe désormais une dynamique de mise en cohérence, rationalisation et harmonisation des efforts des acteurs majeurs, gouvernements, partenaires de développement, secteur privé et société civile, pour créer une plateforme commune assurer un accès à grande échelle aux soins de santé primaire.
•Deuxièmement : La mise en oeuvre du plan stratégique de travail développé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Banque Mondiale et l’UNICEF, à la demande de l’Union Africaine dans le but d’aider les pays d’Afrique à réduire les taux de mortalité maternelle et infantile.
Ce plan de travail prévoit une approche en cascade pour réduire les taux de mortalité chez l’enfant : un paquet minimum, un paquet élargi de soins et un paquet maximum de soins essentiels pour les mères, les nouveau-nés et les enfants.
L’application des recommandations de ce cadre stratégique et les investissements correspondants devront concourir à une accélération des progrès en vue de l’atteinte des objectifs du Millénaire inhérents à la santé.
• En troisième lieu, des investissements d’envergure dans les systèmes de santé sont requis, aussi bien au niveau des familles et des communautés que des services de proximité et des établissements cliniques. Ces investissements doivent tous viser des résultats qui toucheront tout particulièrement les familles les plus pauvres.
Un exposé visuel restituant la quintessence de ce rapport a été fait, afin d’informer, édifier, interpeller, plaider et invoquer le sens d’urgence de l’entreprise de survie des enfants en Afrique, en général, et dans la région du Sud du Golf de Guinée, en particulier.
FIN/IPG/MBV/2008
- 24/06/2008 00:00 - Conférence des ministres africains de la Santé du 23 au 26 juin à Alger
- 14/04/2008 03:12 - GRIPPE AVIAIRE Le Bénin et le Nigeria, premiers touchés en Afrique de l'Ouest





















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