Le journaliste nigérien, correspondant de Radio France Internationale à Niamey, a été remis en liberté provisoire après plus de douze mois de prison. FRANCE 24 a joint sa femme, Djamila Kaka, juste après l'annonce de sa libération.
Moussa Kaka, journaliste nigérien et correspondant de Radio France Internationale (RFI) au Niger a été mis en liberté provisoire ce mardi. Il était incarcéré depuis plus d’un an dans une prison de Niamey pour "complicité d’atteinte à l’autorité de l’État".
"Il n’est pas encore à la maison mais il va très bien", a assuré lors d’une interview téléphonique à FRANCE 24 Djamila Kaka, la femme du journaliste, juste après avoir appris la libération de son mari. "Nous attendons le papier de libération avant d’aller le chercher à la prison".
Les poursuites contre le journaliste n’ont pas été abandonnées pour autant, les charges pesant contre lui ont été allégées, requalifiées "d’acte tendant à nuire à la défense nationale". L’affaire est renvoyée devant le tribunal correctionnel de Niamey.
"C’est une demi-victoire mais une victoire quand même", a déclaré la femme de Moussa Kaka. "Les autorités vont poursuivre leurs enquêtes. Et j’espère que ça s’arrêtera là, parce que Moussa [Kaka] n’est pas coupable".
Le journaliste est poursuivi pour ses contacts présumés avec les rebelles touaregs. Il a été mis en cause sur la base d'écoutes téléphoniques, seules preuves à charge, qui contenaient des conversations notamment avec Agaly Alambo, chef du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ). Moussa Kaka a affirmé avoir fait ses enregistrements dans le cadre son travail de journaliste.
L’incarcération de Moussa Kaka avait soulevé une mobilisation internationale importante. "Je pense que ces marches et manifestations ont grandement contribué à la libération de mon mari", a affirmé Djamila Kaka.
France.24





















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